Là où l'été s'attarde
Série photographique – 2020
Cette série est un retour aux origines, à une nature intime et familière. Elle parle de l’enfance, des étés passés à courir pieds nus, du parfum des foins coupés, des après-midis où le temps semblait s’étirer à l’infini. Elle ne documente pas, elle murmure. La campagne s’y dévoile comme un rêve éveillé : les champs dorés, les sentiers oubliés, les arbres qui offrent leur ombre comme on tend les bras. On y entend presque le chant des cigales, le rire des jeux improvisés, le silence des siestes sous les feuillages. Chaque photographie est une trace, une empreinte douce d’un été qui ne voulait pas finir. Le flou devient langage : il suggère, il enveloppe, il protège. Il dit l’intime, le fragile, le précieux. C’est une série qui invite à ralentir, à sentir, à se souvenir. À retrouver, peut-être, ce lieu intérieur où l’on courait pieds nus, le cœur léger, sous l’ombre bienveillante des arbres.
Photographic Series – 2020
This series is a return to origins, to an intimate and familiar nature. It speaks of childhood, of summers spent running barefoot, of the scent of freshly cut hay, of afternoons when time seemed to stretch endlessly. It does not document; it whispers. The countryside unfolds like a daydream: golden fields, forgotten paths, trees offering their shade as if reaching out with open arms. One can almost hear the song of the cicadas, the laughter of impromptu games, the silence of naps beneath the foliage. Each photograph is a trace, a gentle imprint of a summer that did not want to end. Blur becomes a language: it suggests, it envelops, it protects. It speaks of the intimate, the fragile, the precious. This is a series that invites slowing down, feeling, remembering. Perhaps even finding again that inner place where one ran barefoot, light-hearted, under the benevolent shade of the trees.













